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La
cuisson RAKU
La
cuisson au raku produit une "glaçure" (métallisée)
caractéristique des pièces de poterie.
La
technique générale consiste à chauffer des pièces
d'argile à une température de 1915º F ou 1040º C ,
puis à déposer ces pièces dans des bacs d'enfumage
pour une cuisson en réduction, pendant environ 10
minutes, et, finalement, à les plonger dans l'eau
froide.
Il
faut comprendre les notions fondamentales de cuisson
en oxydation (utilisation de l'oxygène de l'air) et
de cuisson en réduction (quand on coupe l'air et
qu'il faut aller chercher le Carbonne dans la chimie
de la pièce plutôt que dans l'oxygène ambiant pour
continuer à brûler). C'est par le procédé de réduction
qu'on cherche à atteindre des effets de couleurs
qu'on n'obtient pas autrement, en particulier des
rouges. La cuisson Raku permet d'obtenir ce genre
d'effets, en particulier des effets métalliques, à
"basse" température, au lieu de la haute
température. Mais il faut noter qu'à basse température
les pièces demeurent encore poreuses (ne peuvent pas
être utilisées pour tenir des liquides, etc.). C'est
donc plus pour l'effet que pour l'utilité que l'on
fait du Raku.
La
température à atteindre en raku est d'environ 1915º
F ou 1040º C . Cela parait beaucoup, c'est rouge,
mais ce n'est toujours qu'une faible température pour
la céramique. Cela ne porte pas l'argile cuite à
maturité. Par exemple, la faïence requiert 1154º C
ou 2109º F, le semi-grès à 1222 à 1263 ºC ou 2232
à 2305º F, tandis que la haute température du grès
et de la porcelaine s'atteint au-dessus de 1305º C ou
2381º F jusqu'à 1326º C ou 2419º F .
Habituellement on cuit au gaz ou au bois pour
atteindre ces hautes températures.
Les
pièces de poterie ont déjà subi une première
cuisson. On les recouvre de "glaçure" de
différentes couleurs pour produire justement les
effets raku -sans glaçure, les pièces deviendraient
tout simplement noires.
Dans
le cas présent, le propane est utilisé comme source
de chaleur dans le four à cuisson.
Ici, le potier se prépare à allumer la buse au
propane qui sera insérée à la base du four
On
remarque que le four est surmonté d'une "boite
d'extension" comme couvercle (pour les pièces
hautes) plutôt que d'utiliser un four pleine grandeur
car le demi-four facilite la prise des pièces dès la
fin de la cuisson -les pièces sont alors à 1915º F
ou 1046º C - car dans la cuisson au raku, on doit
plonger les pièces dans le bran de scie dès que
celles-ci sont cuites.
Le
four est muni d'un "judas" (petite pièce
blanche à la droite supérieure) qui permettra de vérifier
si le four a atteint la température de cuisson désirée
en vérifiant si le cône (05) placé à l'intérieur
est ramolli et courbé (près de fondre).
La
température de cuisson doit atteindre environ 1915º
F ou 1046º C . Les pièces sont alors
"rougies" et prêtes à être plongées dans
le bran de scie pour l'étape de la cuisson en réduction
(enfumage).
La
partie supérieure du four est soulevée, ce qui
permet de retirer plus facilement les pièces rougies.
Dans
le cas présent, le potier utilise un système de
perche fixe centré au-dessus du four. Ce système est
muni d'un câble avec roulette et manivelle,
qui permettent de soulever la partie supérieure du
four.
On
voit bien ici la rougeur caractéristique de la haute
température atteinte dans le four à cuisson.
Les
pièces de poterie sont prêtes à être plongées
dans le bran de scie.
On
saisit ces pièces rougies avec des pinces en métal
pour les apporter aux cuves de bran de scie
Les
pièces cuites au four sont déposées sur un lit de
paille puis recouverte de bran de scie.
On
utilise aussi d'autres "combustibles à glaçure"
que le bran de scie, comme par exemple des épines de
pin.
Il
s'agit proprement d'une seconde cuisson dite en réduction
qui produira des effets de couleurs qu'on ne peut
obtenir autrement.
Cette
cuisson dure environ dix (10) minutes. On voit
ci-contre les bacs à cuisson recouverts d'un
couvercle qui étouffe les flammes et permet une
cuisson à enfumage.
Les
pièces sont plongées dans un bain d'eau froide pour
produire l'effet final de glaçure. cela a aussi pour
résultat de faire des craquelures recherchées dans
l'émail des pièces.
C'est
dans ce choc thermique que les pièces passent l'épreuve
du Raku ou pètent. Il faut y aller d'une plongée
rapide dans l'eau, mais il faut surtout que les pièces
soient de consistance homogène et idéalement composées
d'argile avec de la chamotte (petits grains de sable)
qui lui donne plus de résistance aux chocs
thermiques.
On
laisse alors les pièces refroidir lentement

Puis
on les nettoie de toutes impuretés de surface avec
une laine d'acier.
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